06/03/2006Vide sentimentalJe ne sais pas d'où il provient. On pourrait faire de la psychologie de comptoir et tirer des conclusions plus que logiques face à mon enfance.
Toujours est il qu'aujourd'hui, j'ai ce trop plein d'amour, dont je ne sais que faire. La plupart du temps, j'arrive à le donner à mes doudoux qui arrivent même à me le rendre de temps en temps.
Seulement parfois ce trop plein, prend de trop grandes proportions et je me retrouve alors seul, ne sachant quoi faire, quoi dire et surtout quoi penser.
Dans ces moments là, le rêves arrivent très vite, couplé à l'imagination, je pars alors. Loin, très loin de tout cela. Je vis des choses tellement belles, tellement tendre avec ce garçon. Dans un monde où il n'y a que douceur et volupté, je suis bien. Des scènes de la vie de tous les jours traversent ma tête, mon esprit, mon coeur, mon âme.
Ainsi, ce soir il s'est glissé subreptissement derrière moi, passant ses bras réconfortant autours de moi. Il savait que ça n'allait pas, même s'il ne savait pas pourquoi. Il savait également qu'il avait fauté ce soir en rentrant si tard, mais il savait que je ne lui en tiendrait pas rigueur, que je n'aborderais même pas le sujet, car à cet instant, j'ai besoin de lui.
Doucement il se mit à me serrer fort. Tendrement il me réconforta par sa douce voix. Je respirais son odeur et mon esprit commenca alors à divaguer.
Je ne sais plus trop ce qui se passa alors, mais lorsque je rouvris les yeux, j'étais dans mon lit, ses bras toujours autours de moi. Je me retournais et trouvais des yeux veillant sur moi. Il sourit alors et sans un mot me donna tout l'amour dont j'avais besoin.
Je me rendis alors compte qu'il avait pris mon trop plein d'amour et qu'à son tour il me donnait du sien.
Je n'ai que trop de sentiments Bon voyage Vincent / John Coffey, comme le café sauf que ça s'écrit pas pareilUne soirée bien riche en émotions.
"il y a gattaca sur rtl9", forcément je zappe immédiatement. Je sais que je ne devrais pas. Que ce film bien qu'exceptionnel, je ne dois pas le regarder, car après cela me fait toujours le même effet. Un mal être indescriptible. J'en ai mal à la machoire jusqu'à ce que je me rende compte que je serre des dents sans le vouloir, sans le commander et surtout sans pouvoir m'arrêter.
La freebox plantant, je me suis retrouvé sur France 2 : un visage apparait. Immédiatement je le reconnais et comprend quel film est diffusé. Je sais que je ne dois pas le regarder, je reviens alors sur Bienvenue à Gattaca. Mais la fin est proche et l'amertume est là.
Générique : accélérré bien entendu, il est impossible de profiter du générique de fin. Et pourtant ! J'aime profiter du générique de la fin d'un film pour la musique qu'il apporte mais aussi et surtout pour ce moment qu'il nous laisse afin de nous remettre de nos émotions, de ce que l'on vient de voir. Un générique de fin, nous offre quelques minutes pour rendre hommage à toutes les personnes ayant participé au film, mais nous permet également de prendre du temps pour réfléchir à ce que l'on vient de voir. D'une certaine manière de revenir dans la réalité tout en conservant un cliché de ce que l'on a ressenti. (souvenir personnel : Le Destin - Youssef Chahine - salle Apollo - des lumières qui ne se rallument pas - une leçon que je comprendrai bien plus tard)
Je ne devrais pas revenir sur la 02. Je le sais. Mais j'appuie sur le bouton 2 sans même réfélchir, je ne devrais pas. Je le sais. Tout est comme dans mes souvenirs et peu à peu mon malêtre revient. Toute cette injustice, tout ce mal, toute cette humanité, toute cette inhumanité. Je n'ai pas d'épaules pour pleurer, alors je me recroqueville sur mon lit, mes fidèles dans mes bras et toute cette douceur entre mes doigts. Mes compagons de toujours sont là pour me soutenir. Je sais qu'ils font de leur mieux mais qu'ils ne suffiront pas. J'aurais sûrement recours à ces p'tites boulettes blanches plus tard pour trouver le sommeil : je crée mon insomnie.
Il est si beau, il est si pur, et personne ne le comprend. Le monde est une insulte face à lui. Le monde lui est insoutenable à vivre. Il sait tout, et surtout voit tout. Jusqu'au plus profond de chaque être. Le bien et le bon comme le mal et le malheur. La fin approche, délivrante quelque part, mais nous rendant tous si coupable. Je sens les larmes monter au fur à mesure que la vie le quitte.
Tout comme maintenant que mes doigts parcourent mon clavier, mes yeux sont embués. Et pourant les larmes ne coulent pas. Tout juste si une larme arrive à s'échapper de mon oeil, la plupart restent prisonnières de mes yeux, de mon coeur, de mes sentiments.
Je ne sais combien de temps cela durera. Secondes, minutes, jours, semaines, mois, années ?! Personne ne sait. Sauf pour John Coffey, où tout le monde savait. Mais pour qui cela était bien trop tôt.
Quand je vois cela, je me dis que je ne devrais pas être là. Je devrais vivre et profiter de la vie. Mais bien vite je m'aperçois que je ne sais pas. Jamais je n'ai lu un guide de la vie.
Quelqu'un dont les paroles comptent beaucoup pour moi en ce moment m'a dit ce soir "vous pourrez faire une belle vie d'homme". Je ne sais pas si ça le sera, je ne sais même pas comment faire. Si j'écoute mon coeur, je ne suis pas rassuré, et je ne sais pas quel chemin prendre.
Il serait pourtant temps que je vive un peu ma vie, et que je profites de ce qu'elle m'offre. Le bonheur en découlera peut être.  |
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(ou bien les auteurs que j'apprécie ;o) )
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